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30-12-2009
Billet
Sac ado

C’était il y a quinze ans… Le 17 octobre 1994, pour être précis, démarrait l’épopée d’Édito. Le bébé était joufflu et candide… Il fit timidement ses premiers pas, puis commença à s’affirmer et à montrer de belles prédispositions. En quinze ans, il nous est arrivé bien des aventures. Il est amusant de se rappeler les débuts dans un modeste local de 18 m2 où les trois fondateurs passaient leur temps à se demander pardon… Se souvenir aussi de notre apprentissage d’un métier que nous avons un peu inventé au fur et à mesure de notre développement. Des clients, il y en eut finalement assez vite, plutôt nombreux, plutôt variés dans leur taille, leur activité, dans leurs besoins aussi. Édito n’avait pas un an que nous décrochions, pleins d’entrain, la rédaction du magazine du conseil général de la Vendée… Pour la première bougie, c’était la mairie de Pornic qui entamait un long parcours à nos côtés. Quelques semaines plus tard, le concessionnaire automobile Alain Mustière nous commandait le premier numéro de Mustière News… Il y en a eu plus de cent depuis.

Des lecteurs, nous en avons eu beaucoup aussi ! Facile de faire grimper le compteur avec un magazine départemental tiré à 230 000 exemplaires ! Pour notre dixième anniversaire – il y a cinq ans, exact ! Il y en a un qui suit… –, nous avions estimé à 10 millions le nombre de personnes confrontées à notre prose. Le chiffre a donc encore augmenté… Intéresser le plus grand nombre reste notre challenge le plus constant. C’est lui qui nous incite en permanence à affiner nos plumes, en veillant toujours à être clairs et accessibles.

La communication écrite emprunte aussi parfois des chemins bien tortueux ! Souvenons-nous de cette multinationale implantée à Nantes que nous avons approvisionnée plusieurs années durant en… classeurs ! Vides mais sérigraphiés, et pour toute l’Europe. Pour d’autres, nous avons fabriqué des sacs plastiques, des chemises, des affiches, des cartes de visite…

En quinze ans, nous avons bien évidemment fait de passionnantes rencontres. Autour du Vendée Globe, notamment : l’interview du skipper Marc Thiercelin dans nos locaux, celle de Bertrand de Broc et de sa compagne… Mais aussi le docteur Chauve, médecin de la course, Catherine Chabaud, jointe sur un portable sur les quais de la Seine, l’architecte Jean-Marie Finot, l’ambassadeur d’Australie en France… Certaines séquences émotion, comme cet appel de Gerry Roufs un soir pour une interview impromptue, quelques mois avant sa disparition dans le Pacifique Sud. Ou les échanges pour Captransat Magazine avec Gérard Starck, le frère du designer, parti faire le tour du monde à moto, là aussi peu avant sa mort sur une route du Kirghizistan.

Avec notre téléphone ou Internet, nous avons visité la planète, menant des interviews au Luxembourg, en Russie, au Canada, à Singapour, en Afrique du Sud, même…

Partagé aussi beaucoup de très beaux moments, avec des gens dont le talent n’avait pas tourné la tête, comme le prix Goncourt Amin Maalouf ou le chef cancalais Olivier Roellinger, tous deux pour le Figaro Magazine… Comment oublier la gentillesse de l’ex-sélectionneur de l’équipe de France, Michel Hidalgo, questionné sur le coaching d’entreprise pour Prévoir & décider d’AG2R La Mondiale ? Ou les passionnants récits du coordonnateur interministériel du Marais poitevin, Pierre Roussel, sur l’importance de l’eau dans la géopolitique internationale ? L’enthousiasme aussi de très nombreux anonymes qui ont pris le temps de nous faire partager leur passion…

D’autres moments furent plus difficiles, voire carrément détestables, avec des écrivains, photographes, musiciens, organisateurs de festivals, hommes de médias, chefs d’entreprises… Des gens, célèbres pour la plupart, dont le comportement trancha singulièrement avec leur image publique. Mais faut-il les citer ?

Quinze ans plus tard, Édito n’est pas devenue une multinationale. Ce n’était pas le but, d’ailleurs. Pas une success story non plus, disons plutôt, une middle story – voilà ce que c’est que de naître sous le signe de la balance ! En tout cas pas un échec puisque nous sommes toujours là… Certes, avec tous les attributs de l’âge : les soucis, les doutes, l’opposition aux parents… pas mal d’acné aussi. Autant de choses que connaissent tous les adolescents.

Et qui s’arrangent en général au fil du temps.